Le 16 mai dernier, nous coorganisions une matinale sur le thème  “Attire un talent, oui mais comment”. L’objectif : faciliter les échanges de pratiques entre les employeurs du territoire.

Nous vous livrons ici, une synthèse des 10 tables d’échanges. Un grand merci aux témoins qui ont joué le jeu du partage et de la transparence.

Un événement co-organisé par 4 réseaux d’entreprises : l’APEC, AURA entreprises antenne du 74, Archparc et le Club RH Genevois français.

Thème “Attractivité” – Table 1 – Nicomatic

Témoins :  Marine Ghiglione et Grégory Toffoli

Problématiques/Difficultés des Participants

Comment être compétitif et attractif :

Solutions en Réflexion/Mises en Place

Marine : travaille au sein du service ressources humaines, où je m’occupe du recrutement et de l’accompagnement des collaborateurs. Je fais également partie du Collectif expérience collaborateur, dont l’objectif est de rendre unique le passage des collaborateurs chez Nicomatic.

Grégory, co-directeur du site de Bons-en-Chablais, se concentre sur l’expérience collaborateur.

Notre but est de développer le concept d’entreprise responsabilisante dans un environnement exigeant comme celui de l’armement, l’aéronautique, et la défense. Nous n’avons pas de stratégie définie pour aborder cela lors des recrutements. Nous n’essayons pas de convaincre les candidats à tout prix mais nous en parlons de manière transparente lors des entretiens.

Depuis 2012, notre marque employeur se distingue par notre orientation vers une entreprise responsabilisante, basée sur la confiance quotidienne : gestion des horaires, des congés payés, des augmentations, etc. À cette époque, nous nous sommes aperçus qu’il fallait plus d’agilité organisationnelle pour être compétitifs. Nous prônons l’autonomie et la prise d’initiative. La première étape dans ce sens a été de supprimer la pointeuse.

Le rôle de manager a disparu, remplacé par des managers-coachs ou des “jardiniers”, centrés sur l’Humain. Les projets évoluent et les salariés sont impliqués, comme pour le projet «  parentalité  », à travers lequel différents congés supplémentaires ont été mis en place ainsi qu’un projet d’allongement des congés payés.

Nous partons du principe que “celui qui fait sait”. Les collaborateurs sont autonomes et fonctionnent en mini-usines, créant ainsi leurs propres projets en autogestion avec une enveloppe dédiée, et une autonomie sur le recrutement, le matériel, le choix des fournisseurs, etc.

Pour la gestion de carrière, nous restons ouverts aux évolutions professionnelles en interne, plutôt sous l’angle du changement de missions, privilégiant les tests sur poste et valorisant l’expérience et le partage entre pairs.

En externe, nous faisons appel à des coachs si besoin, mais tout le monde est formé au feedback et au process com. Nous essayons également d’internaliser les compétences pour les soft skills. A la mise en place de notre politique de management en 2012 nous avons d’ailleurs fonctionné en interne.

Nous partageons actuellement notre processus d’intégration renforcé avec un temps d’adaptation d’environ 6 mois, dans un contexte de croissance de plus de 30%. Les collaborateurs sont immédiatement considérés comme responsables et intégrés à l’équipe, avec 10% de temps de travail libre pour s’investir en interne ou en externe. Nous faisons attention au sur engagement et au burn-out, car notre mode de fonctionnement peut en être générateur.

Nous organisons des petits-déjeuners mensuels pour favoriser les échanges.

Pour le recrutement, nous utilisons des tests de personnalité comme AssessFirst, et l’entretien est une étape cruciale. Le recrutement est effectué par les équipes et non par les RH, qui interviennent en fin de processus avec une immersion de 2 heures.

Notre marque employeur n’a jamais été une stratégie définie, elle émane plutôt des employés et ambassadeurs.

Notre taux de turn-over est très faible. Avec 350 salariés et 22 filiales (600 à 700 collaborateurs), nous misons sur l’humain pour recruter et fidéliser. La moyenne d’âge est de 38 ans et nous ne privilégions aucune tranche d’âge spécifique.

Notre expérience collaborateur couvre toute la période de leur passage chez nous, de l’entrée à la sortie, en étant à l’écoute de leurs besoins pour générer une émotion positive.

Retrouvez 2 articles écrits en 2020 sur l’entreprise Nicomatic et son mode de management, par le Club RH Genevois français

L’entreprise responsabilisante, le modèle Nicomatic

L’entreprise responsabilisante : paroles de Nicomaticiens

Thème “Attractivité” – Table 2 –  TransCure bioServices

Témoins : Christelle Guy /Hanane Rouissi

Présentation de notre politique interne nous permettant d’attirer et fidéliser les talents :

Mise en place d’accords et chartes internes (aménagement du temps de travail / télétravail)

Proposition de solution de logement dans un secteur tendu + Journée de solidarité offerte

Problématiques/Difficultés des Participants

Solutions en Réflexion/Mises en Place

Thème “Attractivité” – Table 3 – Set Corporation

Témoins : Mélissande Lebrun

Mélissande Lebrun aborde la marque employeur et le statut de société coopérative depuis 2012, qui influence positivement l’ambiance de travail interne. Cependant, des efforts sont nécessaires pour améliorer la notoriété externe.

Problématiques/Difficultés des Participants

  1. Manque de communication sur la Marque Employeur
  1. Problèmes géographiques
    • Difficulté à attirer des collaborateurs en raison de problèmes de transport (absence de permis, saturation du trafic, manque de solutions de covoiturage, transport en commun peu efficace).
    • Difficulté d’accès aux logements proches du lieu de travail.
  2. Fuite des talents
  1. Échec de la cooptation
  1. Manque de visibilité de l’entreprise
  1. Problème de Sourcing et recrutement
  1. Problématiques liées au télétravail

Solutions en Réflexion/Mises en Place

  1. Amélioration de la communication Interne et Externe
  1. Améliorer la rétention des collaborateurs
  1. Prise en charge des bénéfices
  1. Engagement des managers
  1. Augmenter la visibilité
  1. Partenariats avec les écoles
  1. Mise en place de la cooptation
  1. Adhésion à des associations et réseaux

Thème “Diversité” – Table 4 – Danfoss

Témoin : Sylvie Bertoin

INCLUSION & DIVERSITÉ : comment actionner d’autres leviers que le recrutement classique dans un marché en tension ? (Apprentissage, stages, stage de réinsertion, interventions dans les lycées, mise à disposition de personnes en situation de handicap…)

Présentation

Problématiques/Difficultés des Participants

Comme de nombreux participants, l’un des défis auxquels doit faire face Danfoss est le recrutement. Cette difficulté est accentuée par le contexte régional, notamment la proximité avec la Suisse et par l’attractivité relative des métiers de l’industrie, qui souffrent encore souvent d’une image négative.

Dans le cadre de cette problématique s’inscrit également celle de la diversité et de l’inclusion. Cette approche peut susciter des réticences chez les managers et les dirigeants provoquant de nombreux questionnements et préjugés, notamment la crainte que les employés issus de divers horizons soient moins performants.

L’objectif de cette intervention est donc de lever les freins qui pourraient persister dans cette quête de diversité et d’inclusion au sein des entreprises.

Solutions en Réflexion/Mises en Place

Cette recherche de diversité s’est faite à différents niveaux :

Autour du handicap et des problématiques de réadaptation professionnelle

Les personnes en reconversion professionnelle constituent un large vivier de candidats potentiels. Différents établissements de réadaptation professionnelle peuvent être cités dont l’Englennaz à Cluses ou encore la Passerelle à Annecy.

Comment l’entreprise a-t-elle réussi à sensibiliser ses collaborateurs à la question du handicap ?

Au-delà de poser de bonnes bases concernant leur accueil, quelle politique de maintien de l’emploi est-il possible de mettre en place ?

L’entreprise déploie une politique proactive de maintien de l’emploi en collaborant étroitement avec des partenaires tels que la médecine du travail et Cap Emploi. Cette démarche assure un soutien constant et rassure l’ensemble des salariés.

Par ailleurs, si un employé doit s’absenter pour des raisons de santé, handicap inclus, l’entreprise prend régulièrement de ses nouvelles et lui communique les actualités de l’entreprise, si l’employé le souhaite évidemment. Cette politique vise non seulement à maintenir l’engagement des employés mais aussi à renforcer leur sentiment de sécurité et d’appartenance au sein de l’entreprise.

Comment inciter les collaborateurs à déclarer un handicap ?

Actuellement, de nombreuses personnes hésitent encore à demander leur Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), craignant d’être stigmatisées ou redoutant la complexité et la durée du processus. Il est essentiel d’aborder ces préoccupations par le dialogue, en soulignant que, bien que leur situation actuelle ne présente pas de difficultés immédiates, les circonstances pourraient évoluer. Anticiper en se préparant adéquatement est judicieux, d’autant plus que des aides financières sont souvent disponibles pour faciliter les aménagements nécessaires.

Quels pourraient être les intérêts et les difficultés relatives à cette inclusion ?

Les intérêtsLes difficultés
 Intérêts humains : ·       Pour le salarié sujet au handicap : Permet de se sentir à l’aise et de reprendre confiance.·       Pour les autres collaborateurs : Encourage l’ouverture d’esprit grâce aux échanges avec des personnes ayant des parcours de vie variés, renforce la collaboration et la prise de conscience de la valeur du travail·       Intérêts financiers (DOETH, aide à la Reconnaissance de la lourdeur du Handicap, etc.)Modifier les préjugés :
·       Recrutement des personnes sujettes au handicap : Malgré la diffusion des offres d’emploi aux divers organismes, il manque parfois de candidats. Le recrutement peut alors s’appuyer principalement sur les réseaux professionnels.

Quelles sont les «  réussites  » de l’entreprise ?

Autour de l’intégration de collaborateurs internationaux

Comme l’a souligné Hubert Grandjean, le recrutement peut également être envisagé à l’intérieur de l’entreprise, même lorsque les candidats potentiels se trouvent à des milliers de kilomètres de distance. C’est la démarche qu’a adoptée Danfoss en recrutant pour le poste de responsable du bureau d’études, un de leurs collaborateurs indiens.

Cette intégration «  internationale  » semble fonctionner comme le souligne l’arrivée d’une apprentie népalaise au sein de l’entreprise. Aujourd’hui, sur les 85 collaborateurs fixes de l’entreprise, ce sont près de 20 nationalités qui sont représentées.

Quels sont les avantages ?

Au-delà de promouvoir la diversité, l’enrichissement culturel, cette intégration offre aussi aux collaborateurs l’opportunité d’améliorer leurs compétences linguistiques à travers des échanges multilingues.

Autour de l’apprentissage

Etant labellisée “entreprise apprenante“, Danfoss s’efforce de diversifier son recrutement en accueillant des alternants (actuellement au nombre de sept) ainsi que des stagiaires en fin d’études. Ces deux dernières années, plusieurs stagiaires ont été intégrés à l’effectif de manière permanente après leur stage.

Par ailleurs, toujours en collaboration avec le milieu éducatif, il s’agit aussi pour Danfoss de promouvoir l’industrie auprès des élèves de différents niveaux (lycée par exemple), pouvant ainsi leur donner envie de réaliser un stage.

Thème “Formation / intégration” – Table 5 – MG

Témoins : Elisa Bribanick & David Bouvier

Présentation

Notre stratégie pour attirer des talents

Nous mettons en avant notre université d’entreprise, offrant des parcours de formation adaptés à nos besoins et à l’évolution de nos métiers. Notre objectif est de construire des projets professionnels qui ont du sens pour nos candidats et collaborateurs, tout en valorisant leurs compétences transversales.

Fiches de projet et mission

Programme d’intégration

Académie : CFA, Qualiopi, Centre de formation

Marque employeur

Questions des Participants

Thème ” Knowledge management” – Table 6 – AFDEC et GINKYO

 Témoins :  Hubert Grandjean – GINKYO

AFDEC : La complexité pour les organisations, et en particulier lorsqu’elles sont frontalières, est de réussir leur recrutement et surtout attirer ceux dont elles ont réellement besoin. Dans ce contexte, on peut se poser la question de la définition du talent, de l’idée que l’on se fait de la compétence et des motivations de nos actuels et futurs collaborateurs. Les analyses des organisations qui réussissent le mieux nous fournissent les invariants qu’il faut chercher à appliquer et les 10 clés pour développer sa marque employeur.

GINKYO : Société de conseil en stratégie dédié à l’humain, nous aidons les entreprises à placer les actifs immatériels au cœur de leur stratégie de développement.

Synthèse des échanges

La gestion des connaissances (ou knowledge management) se concentre sur la préservation des savoir-faire au sein d’une organisation. Elle vise à identifier, développer et conserver les compétences. Le savoir-faire représente ainsi le capital immatériel d’une entreprise, qui comprend trois catégories d’actifs : le capital humain (ressources humaines), le capital structurel (ex. : systèmes d’information, organisation, innovations, brevets, démarches qualité) et le capital relationnel (relations avec les parties prenantes).

Pour rester compétitive, une entreprise doit valoriser son capital immatériel, principalement le capital humain, souvent détenteur du savoir-faire essentiel. L’enjeu est de formaliser et de conserver ce savoir, en évitant la dépendance vis-à-vis des collaborateurs et en favorisant le transfert de compétences par une bonne structuration des processus et des connaissances. Le risque majeur serait qu’un collaborateur parte avec son savoir-faire, fragilisant ainsi l’entreprise.

On peut illustrer cela par l’exemple de la gestion d’une équipe de football, où la valeur repose sur les joueurs (équivalents des collaborateurs) guidés par un capitaine (transmetteur des directives du coach) et managés par le coach lui-même. L’acquisition des joueurs peut représenter un investissement (achat) ou provenir du centre de formation (formation interne). Ces joueurs, régulièrement évalués, ont une valeur financière, reflet de leurs compétences et de leurs projets d’évolution. Un joueur formé en interne partage les valeurs de l’équipe et contribue à ses objectifs, illustrant l’idée de transfert des compétences individuelles vers le collectif.

Transférer les compétences des salariés en compétences d’entreprise implique de développer la compétence collective à travers des processus, du management, de l’anticipation des départs et la création potentielle d’une “université” interne. Celle-ci encouragerait le partage et la collaboration, tout en accompagnant les individus dans leurs tâches et en reconnaissant leurs soft skills et leur expérience. Il est crucial de personnaliser les rôles grâce à un référentiel pour accompagner les projets des individus, et d’identifier les besoins de l’entreprise pour permettre une évolution pertinente des collaborateurs.

Le rôle de manager est essentiel pour coacher les collaborateurs dans leurs projets et pour promouvoir le sens collectif et le partage du savoir. Selon M. Grandjean, un manager devrait consacrer 20 % de son temps aux compétences des collaborateurs, un rôle qui s’apprend et qui nécessite des bases solides en communication interpersonnelle.

Attentes envers un manager : un manager doit accompagner les collaborateurs dans leurs projets professionnels, proposant des évolutions de rôle, de périmètre ou de secteur lorsque nécessaire, tout en réalisant des entretiens objectifs en sollicitant des retours extérieurs. Le manager doit aussi anticiper les défis plutôt que de les subir, et savoir travailler avec les différentes générations présentes dans l’entreprise.

Pour faire collaborer les trois générations sans tensions, une entreprise doit promouvoir des valeurs fortes favorisant l’intégration et la culture collective, tout en développant une culture d’entreprise alignée non pas uniquement sur le capital humain, mais sur la structure même de l’organisation.

Thème “Formes alternatives de l’emploi” – Table 7 – Alpège et GES 74

Témoins :  Emilie Perrollaz – Gérard Alborini

ALPEGE : Le Groupement d’Employeurs vous propose d’intervenir sur les fonctions supports et/ou techniques (Qualité, HSE, RH, Assistant commercial, Assistant administratif, Informatique, Communication, Marketing, Méthodes, etc.).

Le temps partagé permet aux salariés de bénéficier d’un contrat de travail à durée indéterminée, le personnel est ensuite mis à disposition de façon pérenne dans les entreprises adhérentes à notre groupement d’employeurs ; Les besoins en temps partiel de différentes structures sont mutualisés afin d’obtenir un temps plein.

En recrutant du personnel en temps partagé, les dirigeants peuvent se libérer du temps afin de se concentrer sur leur cœur de métier.

Problématiques/Difficultés des Participants

Avantages :

Exemple : https://www.hublo.com/ dans le secteur médico-social : les salariés «  consomment  » du travail.

Thème “Recrutement d’anciens frontaliers” – Table 8 – Komugi

Témoin : Benoit Elie / Komugi

Chez Komugi, nous croyons fermement que l’équipe est le cœur de notre entreprise. Sans une équipe solide, il n’y a pas de produit. C’est pourquoi nous nous efforçons d’apporter Autonomie, Maîtrise et Finalité à nos équipes. Nous mettons en avant le sens du travail que nous accomplissons et encourageons la compréhension des problématiques industrielles afin de s’engager pleinement dans les solutions proposées.

Komugi, fondée en 2021, est une entreprise jeune avec trois ans d’existence et compte aujourd’hui 20 salariés, dont 8 ou 9 anciens frontaliers. Nous offrons un logiciel de planification et d’ordonnancement destiné aux industriels. Nos cofondateurs ont observé au cours de leurs expériences passées que les industriels éprouvaient des difficultés à organiser leur production, et ont voulu répondre à cette problématique.

Nos principaux clients sont des PME et ETI confrontées à de véritables défis d’ordonnancement, en particulier celles qui produisent en petites et moyennes séries et qui n’ont pas développé de logiciel spécifique en interne pour leurs activités. Nous organisons des rencontres inter-clients pour partager nos succès et démontrer l’efficacité de Komugi.

L’une de nos associées, Pauline, possède un profil technique et partage son temps entre Google et Komugi (20%). Les cofondateurs, résidant dans le Chablais, ont décidé de fonder l’entreprise dans cette région, malgré les avis contraires qui les encourageaient à s’installer à Lyon ou Paris. Ils ont persévéré dans leur choix initial et ont fini par recruter des développeurs, en particulier des frontaliers vivant en France et travaillant à Lausanne et Genève.

Arguments de recrutement chez Komugi

  1. Conviction et Transmission du Projet par la Direction :
    • Les dirigeants de Komugi croient fermement en leur projet et s’efforcent de le communiquer avec passion aux futures recrues. Ils expliquent clairement que l’entreprise répond à un besoin réel et urgent dans le secteur industriel.
  2. Immersion des Développeurs chez les Clients :
    • Les développeurs de Komugi sont amenés à rencontrer des clients industriels pour comprendre leurs besoins et perceptions. Cette immersion permet aux développeurs de saisir l’utilité finale et l’impact concret de leur travail.
    • Exemple : Un développeur, auparavant dans le secteur bancaire, ne comprenait pas l’intérêt des boutons qu’il développait. Chez Komugi, il trouve un sens à son travail en voyant directement l’impact de ses créations chez le client.
  3. Transparence sur les Risques et Objectif Commun :
    • Komugi reste très transparent durant le processus de recrutement, notamment sur les risques potentiels de crash de l’entreprise. Les recrues savent que toute l’équipe doit travailler vers un objectif commun : la satisfaction client.
  4. Mix Télétravail et Présentiel :
    • L’entreprise propose un modèle de travail flexible combinant télétravail et présence au bureau. Fonctionnant en sprint, toutes les équipes se réunissent les trois premiers jours de chaque semaine pendant trois semaines consécutives, puis les employés gèrent librement leur emploi du temps le reste du temps. Ce mode de travail flexible permet à certains de revenir au bureau selon leur convenance.
  5. Recherche d’Équilibre de Vie pour les Frontaliers :
    • Komugi attire des salariés transfrontaliers en leur offrant un meilleur équilibre de vie. En Suisse, les problèmes de transport sont souvent contraignants. Komugi prend en compte ces contraintes pour retenir les talents en leur offrant un environnement de travail plus commode.
  6. Adaptation aux Contraintes Personnelles :
    • L’entreprise met un point d’honneur à s’adapter aux contraintes personnelles des membres de l’équipe afin de conserver les talents. Elle valorise le confort et l’équilibre vie professionnelle /vie personnelle de ses salariés.

Ces arguments mettent en évidence la focalisation de Komugi sur l’importance de donner du sens au travail de ses employés, d’instaurer une communication transparente, et de s’adapter aux besoins individuels pour créer un environnement de travail attractif et retenu.

Avantages :

Processus de recrutement :

Fonctionnement et acculturation des équipes :

Marque employeur :

Difficultés et défis pour l’avenir :

Autres remarques et témoignages :

Cependant, le transfert dans l’autre sens (de Suisse vers la France) est plus simple et présente moins de complications.

Thème “Recruter des anciens frontaliers” –  Table 9 – Kéri Médical    

Témoin : Cécile Corbin

Stratégies de recrutement des anciens frontaliers :

La société Keri Médical a développé une série d’arguments convaincants pour attirer les anciens frontaliers à rejoindre son équipe, en mettant en lumière les avantages du travail en France :

D’autres attraits sont également soulignés pour renforcer cette proposition :

Méthodologie :

Pour toucher ces potentiels candidats, Keri Médical emploie divers moyens :

Problématiques rencontrées :

Solutions envisagées :

Ces initiatives démontrent la volonté de Keri Médical non seulement d’attirer mais aussi de retenir ses talents grâce à une politique RH innovante et équitable.

Thème “Recrutement sans CV ” – Numéro de table 10 – Léman industrie

Témoin : Céline Monateri

Apport : L’expérience job dating inversé pour l’entreprise permet de travailler différemment sa communication.

C’est quoi ? : C’est mettre en valeur les métiers, les activités de l’entreprise sous le prisme salarié. C’est de présenter « l’intérieur de l’entreprise » pour susciter la curiosité et l’envie… de postuler. Comme une belle campagne publicitaire.

Comment : Cela a permis de travailler sur la marque employeur en prenant des exemples concrets sur les points mobilité, accueil des nouveaux arrivants, qualité de vie au travail. Nous avons mis en avant nos métiers par l’interview de collaborateurs sur leurs métiers que nous avons mis en ligne sur notre site internet page carrière.

C’est aussi donner des exemples concrets quand on dit que l’entreprise est dynamique, en quoi l’est-elle. Par exemple dire que l’entreprise est à l’origine d’une trentaine de projets innovants.

Nous avons aussi travaillé sur linked in en créant des storys. Par exemple avec l’arrivée d’un nouveau projet ou par le biais d’un sponsoring.

Nous avons mis en avant nos petites attentions auprès du personnel: octobre rose avec la venue du centre de dépistage de la région AURA, l’ouverture de nos portes aux lycéens et enseignants pour leur faire découvrir le monde de l’industrie.

Combien : Le pitch a duré environ deux minutes en synthétisant les actions concrètes et pendant ce temps un diaporama (mix de mini vidéos et photos) a été projeté.

Retour d’expérience : Sur l’expérience à promptement parler, c’était en octobre dernier devant une trentaine de postulants à pôle emploi Cluses. Il s’agissait de présenter l’entreprise et « l’expérience salariés » afin de donner envie aux candidats de venir postuler dans notre entreprise « opération séduction tout en restant nous-même ».

Nous avions deux postes ouverts, les candidats se sont présentés au fur et à mesure ; 22 au total.

Résultat : Expérience plutôt positive car sur 22 candidats nous avons convié deux personnes pour deux postes différents.

L’objectif était double : communiquer sur l’entreprise et sourcer.

Problématiques/Difficultés des Participants :

Solutions en Réflexion/Mises en Place :

[1] Établissement médico-social de travail protégé, réservé aux personnes en situation de handicap et visant leur insertion ou réinsertion sociale et professionnelle